A la découverte de Sumatra

Juin
2011
04

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Il est 21h quand je foule pour la première fois le sol indonésien. Je suis à l’aéroport de Médan et tout de suite quelque chose me saute aux yeux ou plutôt au corps, il fait chaud et humide ! Mmmhh La bonne sensation de respirer du carton. 3 pas plus tard, je suis déjà en nage et je le resterai jusqu’à ce que je trouve une douche salvatrice (c’est à dire 3h plus tard).

Au fil du temps : A la découverte de Sumatra

Quelques minutes plus tard me voilà confronté à ma première déconvenue. Mon bon ami le distributeur ne veut pas me donner de sous. Ma carte censure peut-être les Roupies mais va falloir que je trouve un autre moyen d’en obtenir car faut que je me trouve un toit pour dormir ce soir ! Heureusement, j’ai une petite réserve de dollars d’urgence que je convertis et voilà avec plus d’un quart de millions de Roupies.

Un "petit" plateau de fruit pour moins de 2 euros

Médan me donne pas forcément envie de rester, je décide donc d’aller vers le

La vue depuis ma chambre

nord dès le lendemain dans l’espoir de trekker dans la forêt vierge à la recherche de nos cousins éloignés les Orang-Utangs. Trois heures d’un parcours chaotique dans un bus à l’air conditionnée manuelle plus tard et j’arrive dans le petit trou perdu de Bukit Lawang. Le village a été dévasté il y a quelques années par une inondation éclair et tout ceux qui se trouvaient prêt de la rivière a été détruit. Les locaux touristiques ont été reconstruits mais le village porte encore les marques de cet évènement qui a couté la vie à de nombreuses personnes.

Un petit arbre

Je suis censé être dans un endroit très touristique mais je ne voie pas tant d’étrangers que ça. On voit quelques têtes blanches de ci de là mais rien de ce que j’appellerai très touristique. C’est tant mieux après tout car ça permet de garder le mystère de la jungle plus authentique. D’ailleurs il est temps pour moi de m’y aventurer dans cette forêt vierge.

Bienvenu dans la Jungle

Je choisis l’option 2 jours de trek avec une nuit dans un camp au bord de la rivière. Étonnamment les prix sont en euros et non en dollars. Les tarifs sont fixes à 60 euros plus 10 si on veut revenir en rafting à la façon locale (j’en parlerai plus tard). J’ai quand même essayé de négocier un peu et finalement je m’en tire pour 52 euros retour en raft. J’ai eu un peu de chance car je voulais revenir à pied mais les 4 autres personnes de mon groupe on choisi la formule raft donc pour faciliter la logistique ils m’ont fait un prix. C’est bien la chance de temps en temps !

Je plaisante pas quand je dis qu'on escalade

Macaque

Allez, fini les négociations et c’est parti pour du trekking et la jungle autour de Bukit Lawang, elle est loin d’être plate. On monte, on descend et on recommence. Parfois ça s’apparente plus à de l’escalade qu’à de la randonnée mais on aime ça ! Surtout qu’avec 30 degrés et une moyenne de 90% d’humidité, on sue pas loin de 2L par heure et on comprend rapidement l’expression baigner dans son jus. Dernier petit truc, les moustiques et autres sangsues se font un plaisir de vous rappeler l’utilité d’un bon répulsif ! Mais, tout ça s’éclipse quand pour la première fois on se retrouve nez à nez (c’est imagé bien entendu !!) avec c’est magnifique créature que sont les Orang-Utang. Orang-Utang qui veut dire ‘homme de la foret’ en Indonésien et avec leur visage si expressif c’est ce qu’ils sont. Au total, on a la chance d’en voir 4 avec leur bébé dont 2 de très près (à moins de 10 mètres). Mais ce n’est pas tout, j’ai pu voir des Gibbons blancs, un varan, des HornBills (un oiseau dont j’ignore le nom en français) et des tonnes de macaques le singe universel.

Le camp est sommaire mais la nourriture est délicieuse. Par contre dormir sur des matelas de 2mm sur un sol rocailleux c’est pas la meilleure idée du monde. Et c’est avec un bon mal de dodo que la joyeuse troupe se réveille le lendemain. Un peu de trekking dans l’espoir d’apercevoir quelques nouveaux animaux puis c’est l’heure de rentrer en raft. Enfin, c’est pas un raft comme on les connait, c’est plus des chambres à air attachées les unes aux autres à la file indienne mais le fun de descendre des rapides est toujours le même ! On en redemande et des toujours plus violents ignorant le danger qui chaque année réclame son lot de victime. Mais ça ne sera pas nous car nous arrivons sain et sauf à la GuestHouse.

Jérémy prend des cours de "jungle cuisine"

Le temps de me remettre de mes émotions avec un jeu particulier dont j’ai oublié le nom qui se jour sur un terrain de badminton avec les règles modifiées du volley et du foot. C’est marrant et ça fait passer le temps avec les locaux qui sont toujours prêt à vous inviter à un match. Je suis également invité à une partie de pêche ou l’on a pris pas mal de poissons, et il est déjà venu le temps de partir. 5 jours que je suis là, ¼ de mon Visa et j’ai vraiment pas vu le temps s’écouler dans cette paisible ville. Ma prochaine destination est à moins de 200 km, environ 5 heures de bus sur Sumatra, et se nomme Berastagi ou comment aller sur le plus accessible des 500 volcans de l’ile.

Le sommet du volcan avec son lac et ses fumeroles

J’arrive et je rencontre un groupe qui rentre juste du trek à ma GH. Il leur a fallu 7h30 pour faire la boucle, la pluie qui tombait à grandes eaux leur a considérablement compliqué ma descente. Et bien, on verra ça demain. Je me lève prend mon petit déj à base de riz sauté puis commande un pique-nique pour le midi. C’est fin prêt vers 8h que je quitte ma GuestHouse direction la base de l’ascension. 30 minutes pour la rejoindre, le temps est un peu maussade et la vue de là-haut sera pas terrible. Je paye les 1500 roupies de droit d’accès et commence mon ascension. Je perd 15 minutes car je me trompe de chemin mais je suis rapidement remis sur la bonne route par des locaux compatissants. Je continue ainsi jusqu’au bout de la route et ça monte assez dure mais rien d’insurmontable. La route se fini et des locaux m’indiquent la route à suivre pour le sommet. J’escalade quelques mètres avant de trouver le bon chemin. Il est fait de marche de béton qui semble dater d’un petit moment déjà et la plupart sont brisées. Je grimpe, toujours plus haut, soudain une odeur bizarre arrive à mes narines. Elle me semble familière, elle me rappelle ma jeunesse quand je me promenais avec mon grand père dans le port d’Anglet. Pas de doute la dessus, ce que je sens c’est du souffre ! Et rapidement je voie la source, des fumeroles indiquent des dégagement gazeux et la couleur jaunatre des alentours confirme la présence de souffre.

Je vous assure qu'on peut voir les "marches" sur cette image

Je passe les fumeroles et arrive au cratère de mon premier volcan. Félicitation, vous venez de gravir le volcan Sibayak ! C’est ce qu’il y a d’écrit sur le panneau imaginaire que j’ai dans la tête. J’ai pas envie de redescendre par le même chemin et je sais qu’il y a une autre voie d’accès. Le lonely planet dit tourné dans le sens inverse des aiguilles d’une montre d’environ 90° et monter sur la crête. A droite vous devriez apercevoir les marches qui indiquent le départ (ou l’arrivé) de la seconde voie d’accès. Je tourne comme indiqué, grimpe comme indiqué, mais je ne voie pas les marches … En revanche je rencontre un grimpeur anglais qui semble aussi perplexe que moi quand à l’existence de ces marches. Qu’importe on décide d’y aller et de voir si l’on rencontre ou non ces fameuses marches. La descente et beaucoup plus périlleuse que la monté l’humidité des dernières pluies ayant rendu la roche glissante. Mais, on est de vrais alpiniste maintenant et on s’en sort à merveille ! On est telment doué qu’on arrive même à trouver les « marches » enfin ce qu’ils en restent car le tracé est complèment détruit et les marches sont un éparpillé un peu partout dans la nature. La descente n’en ai pas moins fun pour autant. Les glissements de terrain et autres ont semé de nombreux obstacles que nous franchissons avec joie. La boue est aussi omniprésente ce qui nous vaut de nombreuses glissades mais quand on aime on ne compte pas !

Finalement, le chemin débouche sur des sources d’eau chaude ou pour 25 centimes nous pouvons reposer nos muscles fatigués. Pourquoi s’en priver ? Je jette un coup d’oeil à ma montre, 11h50, je suis monté et redescendu en 3h20 alors que la durée de l’ascension est normalement de 3h … et encore j’ai perdu du temps en chemin. Bref, cette petite promenade fut fort agréable surtout la fin dans les sources d’eau chaude. C’est fatigué que je rentre à ma guesthouse ou j’imagine déjà mes prochaines aventures dans un lac de cratère nommé : Lac Toba.

A bientôt

Mais, je vous raconterais tout ça dans la prochaine étape de mon voyage à travers Sumatra.

@ bientôt sur les routes du monde

Jérémy

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Article rédigé par Jérémy