Au fil du temps : A la rencontre de Kyoto

Mai
2012
13

posted by on Histoire de voyage

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Après cet avant-goût de Japon, je décidais de rentrer dans le vif du sujet en allant explorer l’ancienne capitale : Kyoto. Paisible, contenant des dizaines de temples et autres monuments dont de nombreux classés au patrimoine mondial, suivez moi dans cette ville aux milles merveilles !

Pour me déplacer, j’ai un pass train illimité (Japan Rail Pass) qui me permet de prendre « gratuitement » tout les trains du réseaux JR (quasiment tout le réseau japonais). C’est un pass pratique que l’on doit acheter à l’avance en dehors du pays et que l’on active quand arrive au Japon. Pour ma part, me trouvant à Osaka qui est proche de villes historiques comme Kyoto et Nara, j’ai décidé d’attendre de vraiment faire de grands trajets avant de l’activer. Ainsi après mon premier jour à Osaka, je décidais de me rendre à Kyoto.

Un esprit veille ...

Kyoto est reconnu pour ses nombreux sites classés au patrimoine mondiale de l’Unesco, pour être l’ancienne capitale du Japon, et pour son quartier ou œuvrent les fameuses Geishas. Tout frais sortis de la gare, je me dirige d’abord vers l’ancien palais impérial. En chemin, je croise un espace fumeur comme ça, en plein air. Je sais pas si c’est interdit de fumer en dehors de ces zones mais, c’est assez marrant de voir les fumeurs qui s’entassent dans cette petite zone alors que la ville est ouverte.

Les "petites" allées du parc du palais

Je continue mon chemin et arrive finalement dans les jardins du palais. C’est immense et j’erre un peu au hasard avant d’arriver devant le palais. Quand je veux rentrer on me dit que j’ai besoin d’une autorisation spéciale que l’on obtient à un seul endroit situé à 1,5 km de là. Bon, je suis un peu fainéant alors je continue à visiter les jardins en me dirigeant vers un temple Shinto situé dans le nord de la ville.

Une porte typique des temples Shintoïstes

Youhou, mon premier temple Shinto et mon premier temple au Japon. Premières impressions, c’est beau, c’est agréable et paisible. Il y a tout un rituel de purification pour les fidèles qui souhaitent rentrer ans ce lieu saint. Il récupère l’eau d’une fontaine, se lave la main gauche, puis la droite, puis la bouche, puis de nouveau la main gauche. C’est amusant de les voir faire avec plusieurs niveaux d’implication. Je connais quasi rien du Shintoïsme, mais l’intérieur du temple est divisé en plusieurs parties qui semblent chacune dédicacée à un dieu précis ou peut-être que ça dépend du type de prières. Je resterai inculte car je ne comprends malheureusement pas le japonais et je décide de continuer vers un nouveau temple.

C'est ici pour se purifier !

Les bacs à sables manucurés

Celui-ci est différent par le fait qu’il est classé, de plus il n’a pas toujours était un temple, par le passé il était la maison d’un riche homme qui en a fait don afin d’en faire un lieu de culte. Le plus impressionnant ici, ce sont les jardins japonais. En se promenant, on a l’impression que chaque brin d’herbe a été placé avec précaution dans une certaine position. De la mare, au sable ratissé en forme géométrique, à la forêt et son tapis de mousse, rien ne va dans le mauvais sens. Tout semble entretenu avec une rigueur impressionnante.

Tranquille beauté

C’est subjugué que je quitte cet endroit. Je me dirige vers le Sud le long d’un canal empruntant le chemin des philosophes. Cet endroit doit être encore plus magnifique quand le Cherry Blossom bat son plein avec tout les cerisiers qui surplombent le cours d’eau. Il commence à se faire tard et je vais me reposer un peu dans les jardins d’un temple voisins. Agréable mais moins manucuré que le précédent.

Le chemin des philosophes

Alors que la nuit tombe, je vais me promener dans les arrières rues du quartier des Geishas. Je marche doucement, écoute, observe. Elles sont très farouche car leur popularité a attiré des masses de touristes qui veulent les photographier. Cependant, au lieu de faire ça discrètement, ils les arrêtaient, voir les attrapaient pour arriver à leur fin. Comme vous pouvez vous en douter, dans la tradition ce genre de comportement est inadmissible. Donc maintenant, elles sont encore plus farouches et restent le moins de temps possible dehors d’où le challenge d’en apercevoir une. Malheureusement, mis à part des bars à filles, d’autres aux noms plutôt explicite et des restaurants très chers, je n’ai pas eu la chance d’apercevoir l’ombre d’un kimono. J’ai du me contenter comme tout le monde des personnes qui payent, pour l’espace de quelques heures, porter les accoutrements d’une Geisha. Entre ces copies et les vraies, il n’y a aucune différence, alors pour une photo ça va bien.

La plaie des lieux touristiques ^^

La nuit est tombée et je retourne sur Osaka pour passer la nuit. Le lendemain, je retournerai sur Kyoto pour de nouvelles visites. Je ferme les yeux et me revoilà dans la gare de Kyoto. Au programme du jour, je voulais aller visiter le premier temple Bouddhiste de la ville. C’est d’un pas décidé sous un magnifique soleil que je me dirige vers mon but. Au fur et à mesure que je m’approche de bâtiment, je constate peu à peu que la foule autour de moi s’épaissit. Puis soudainement, je me retrouve dans une mare des pires touristes qui existent. Non, ils ne viennent pas d’un pays particuliers, ce sont juste des écoliers ! Je nage dans une mer d’écolier qui viennent eux aussi visiter ce temple classé.

Vers les pierres de l'amour ...

Laisser les mauvaises prédictions derrière soi

Bon, même si je suis pas un grand fan, faut bien leur faire découvrir l’histoire de leur pays. Je fais donc abstraction de ces masses qui crient, court partout avec leur casquette de couleur. Je suis un peu mauvaise langue car, en fait, ils étaient très correct pour des écoliers. Bref, je commence donc à visiter le temple qui se compose de plusieurs bâtiments, d’hôtel pour prier, et autres petites particularités. Par exemple, un bâtiment ou l’intérieur est plongé dans le noir total. On s’oriente au toucher à l’aide d’une corde jusqu’à une pierre illuminé que l’on doit faire tourner pour exaucer un vœux. Puis, il y a ces 2 pierres qu’on doit relier les yeux fermés pour trouver l’amour véritable (très prisé par les adolescentes). Ou encore, et de loin le plus célèbre, une triple fontaine dont l’eau à le pouvoir d’exaucer les vœux de son buveur. Au final, je me dis que tout ici est fait pour réaliser des vœux contre de petites donations. Après tout, entretenir de tel monument doit coûter cher.

Les 3 fontaines aux voeux

Après pas mal de temps à esquiver les groupes d’écoliers et à me promener dans le cadre enchanteur du temple, je décide de quitter ce haut lieux vers un endroit que beaucoup trouve sans intérêt : le musée d’art moderne. On se refait pas et,moi, je suis un fan d’art moderne. Plus ça ressemble à rien, plus je suis fan ! Le musée (presque désert comme je le prévoyais) était plutôt court mais correct.

Des pierres pudiques ...

Au final, j’ai fini de voir tout ce que je voulais à Kyoto donc je décide de terminer la journée à me promener au hasard des ruelles dans le vieux Kyoto avec ses boutiques traditionnelles et ses maisons en bois noircis. J’ai vraiment l’impression d’être dans une autre époque ! Il faut savoir que Kyoto c’est quand même 1,5 millions d’habitants, mais lors de toutes mes vadrouilles j’ai vraiment pas eu l’impression qu’il y avait tant de monde. Les foules doivent se trouver dans une autre partie de la ville. Ici, tout est calme et reposant, Kyoto est vraiment agréable et je vais essayer d’y retourner avant de quitter le Japon pour m’imprégner une dernière fois de cette atmosphère particulière et tenter d’entrevoir une Geisha.

Explicite ?

Prochaine étape Nara.

A bientôt sur les routes du monde

Jérémy

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Article rédigé par Jérémy