Le laos, un pays en mutation …

Fév
2011
27

posted by on Pays

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La première chose que j’ai vu du Laos c’est son poste de frontière. A la fois ordonné et désordonné, des gens se bousculant pour obtenir le Visa tant espéré ! Pas la peine de se mêler à la foule, au Laos plus qu’ailleurs en Asie, il faut savoir être patient …Au cours de mes 3 semaines dans ce beau pays, j’ai su m’adapter et soulever un peu le voile mystérieux qui recouvre ce pays.

N’attendez plus et découvrez  le Laos à travers mes yeux …

Le Laos, un pays en Mutation

Un peu de géo-politique …

Laos, mon ami, mais qui es-tu ?

Sans accès à la mer, entouré par le Vietnam, la Chine, le Cambodge, le Myanmar et la thaïlande, la république démocratique populaire du Laos a une histoire assez simple. Après son apogée au 16e siècle, le royaume est conquit successivement par le Vietnam, la Chine et finalement par les Siamois (Thailande). Et ceux jusqu’à la fin du 19e ou la France oblige la Thailande à réstituer la rive gauche du mékong afin de le placer sous protectorat Français. Ainsi, le pays prit part à l’alliance indochinoise française jusqu’à la 2nd guerre mondiale ou les japonais aidèrent les laossiens à proclamer leur indépendance. S’en suivit une guerre civile entre partisans de la colonie contre les autres, puis partisans du communiste contre les autres. Tout cela durât jusqu’en 1962 ou la guerre du Vietnam vient un peu compliqué les choses. Les forces américaines et vietnamiennes se mîrent d’accord pour se retirer du pays, mais seul les américains suivirent ces accords. Voyant que les vietnamiennes continuaient à alimenter leur troupes en passant par le Laos, les Etats-unis en opération discrète armèrent les tribus locales et bombardèrent massivement la zone. Plus tard, le pays s’allie avec l’URSS pour ouvrir son économie (ce qui provoqua la fuite de 10% de la population), puis stabilisa ses relations avec les pays voisins et devint membre de l‘ASEAN en 1997. Parallèlement, le pays s’ouvrit peu à peu au tourisme et modernisa ses infrastructures.

Bon, ce fut douloureux mais indispensable comme dirait mon oncologue. Passons maintenant à mon expérience du pays.

Ce qui m’a marqué au Laos

=> Les restes de la colonisation française

Pendant un bout de temps (environ 50 ans) le Laos a fait parti de l’Indochine française et ça a laissé des marques. Non, pourquoi tout de suite des pensées négatives ? Tout d’abord, l’architecture coloniale si caractéristique comme à Luang Prabang. D’un point de vue culinaire, c’est avec joie qu’on peut savourer des baguettes ou du paté. Bon, bien entendu ça vaut pas l’art de la métropole mais c’est meilleur que dans beaucoup d’autres pays. Une de mes plus grandes surprises fut de voir les Laotiens s’adonner à la pétanque. Si il y a un sport français par définition c’est bien celui-ci ! Et même les villages un peu à l’écart on leur terrain de boule et sont ravis d’affronter qui veut.

Je sais pas si ça vient de la colonisation, mais, au Laos, il y a un nombre impressionnant de français. Quand je croise un « blanc » dans la rue, c’est presque tout le temps un français. Après quelques recherches, j’ai appris que les français étaient la nation à visiter le plus ce pays.

=> Une autre perception du temps

Au Laos, il ne fait pas bon être stressé. Les horaires sont plus là pour donner un ordre d’idée qu’une exactitude. Spécialement quand on prend le bus pour changer de ville. Les gens ne roulent pas vite, ils prennent leur temps et le savoure. C’est pas rare de voir un commerçant somnoler dans son hamac derrière son stand. C’est dans l’air c’est comme ça, ici tout est plus posé, plus tranquille et après tout, on va pas s’en plaindre !

=> Une population authentique

Voir des enfants qui viennent vous voir par curiosité et non pour mendier. Un sourire illuminant leur visage et prêt à éclater de rire au moindre mot prononcé. Cette curiosité primaire est une des meilleurs choses qui m’est arrivé. Et, cette curiosité et cette simplicité reste dans les yeux des adultes pour la plupart. Il est vraiment facile d’aller et de parler avec la population même avec 4 mots de laotiens et 3 d’anglais. Les rires sont toujours au rendez-vous. Bon, c’est vrai qu’on le ressent plus au niveau des enfants car, comme partout, ils ont toujours cette naïveté qui les rend si adorables. Je compte plus les fous rires chez les enfants et les sourires chez les plus grands que j’ai déclenché en essayant de faire du vélo sans les mains à Don det. Pourtant sur cette île, ils en voient des « Falangs » (surnom des français puis des étrangers en général).

Bref, se sentir vu comme un être humain plutôt qu’un porte-feuille, c’est toujours gratifiant. Mais, les modes de vie s’européanisent et j’espère que ce trait de caractère survivra !

=> Des bus locaux

Ah ! Les bus locaux Laotiens ! Ce sont des histoires à eux seul. Toutes personnes aillant parcourues le Laos en bus local aura forcément une ou deux anecdotes à raconter. De la panne au milieu de nulle part, des scooters chargés dans l’allée centrale, des pauses pipis au milieu du bush, des vendeurs ambulants, des tabourés dans l’allée, … Bref, on en devient presque impatient quant à savoir ce que le prochain voyage va nous réserver ! Les heures de trajet se passent dans la patience, l’inconfort et le sourire ! Je garderai longtemps en tête la créativité des conducteurs de bus laotiens !

Conclusion

Le Laos restera un pays que j’ai adoré parcourir et visiter. J’ai même envie d’y retourner pour profiter de ce que je n’ai pas pu faire. Un jour peut-être … Mais dans pas trop longtemps car le pays est en train de changer. La chine est en train d’investir dans le pays et de récupérer d’immenses terrains pour planter des arbres qui rapportent (hévéa et Tek). Ensuite le développement du tourisme et l’augmentation du Bath (monnaie de la Thailande) ont une grande importance dans la flambée des prix. En un an seulement, l’augmentation est visible à tout les niveaux et le Laos perd ainsi sa place de pays le moins cher de l’Asie du Sud-est.

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Article rédigé par Jérémy