Souvenirs d’Australie ( partie 1 )

Jan
2011
11

posted by on Histoire de voyage

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Le 12 Novembre 2008, un avion quittait l’aéroport de Paris Charles de Gaule direction Singapour. A son bord un jeune homme, la tête pleine de rêve d’aventure, regardait le tarmac lentement s’éloigner sous les rugissements du monstre d’acier. Ce jeune homme, c’était moi !

Mais, l’histoire commence un peu plus tôt. Fin septembre 2008 alors que l’idée de voyager me trottait dans la tête, je postulais pour un Visa Travail Vacance en Australie. Vingt-quatre heures plus tard, j’apprenais que ma candidature avait été retenu et je réservais mon billet d’avion pour sydney dans la foulée. Après un mois de bref préparatifs, j’étais là, à regarder Paris disparaitre sous mes yeux.

Après un vol de 12h jusqu’à Singapour puis 3h d’attente et 6 heures de plus pour rejoindre sydney, j’en avais fini avec les 21h de voyage. Enfin, ajoutons les 10 heures de décalage horaire et mon voyage a duré 31h théorique. J’avoue avoir été un peu fatigué après ça, surtout que mon 1er backpacker (auberge de jeunesse) n’etait pas de tout repos. C’était plus une usine que réellement une auberge. J’y suis resté une semaine et demi le temps de me caler sur le rythme australien et j’ai migré rapidement dans la banlieue nord beaucoup plus tranquille. J’ai trouvé là-bas un backpacker sympa peuplé de surfeur ou j’ai pu commencer à établir quelques plans de route. Premier problème la langue, je parle vraiment mal anglais et il faut améliorer ça. Je décide de passer quelques semaines en Wwoofing dans une famille australienne pour améliorer mes lacunes.

Me voilà attéris à une centaine de kilomètres dans le Sud de sydney près d’un village appelé Kangaroo valley. J’ai passé 2 semaines et demi à faire, le matin quelques travaux dans le jardin, et à profiter l’après-midi. Non loin, j’ai découvert un endroit fantastique ou il faisait bon se reposer et ou j’ai pu observer la faune local. Echidné, ornithorynque, wombats, serpents en tout genre et autres … A coté de ça les discussions que j’ai eu avec la famille m’ont permis de prendre confiance dans mon anglais et ainsi m’ouvrir les portes de cette ile continent.

Oui, une ile continent, car l’australie c’est 24 fois la France, c’est plus grand que l’europe et beaucoup moins peuplé. Sachant que 90% de la population se trouve sur la cote, on imagine bien l’intérieur qui n’est qu’un bush désertique. On trouve tout les climats là bas, tempéré dans le Sud et tropical dans le Nord, et ces variations de climat font de l’Australie une terre ou une grande variété de plantes poussent. D’ailleurs son statut d’ile fait qu’une faune bien particulière s’y est développé. On pense tout de suite aux kangourous ou autres koalas, mais des centaines d’espèces ne se trouvent qu’exclusivement en Australie. Géopolitiquement l’australie est divisé en 8 états (Australie de l’ouest, territoire du Nord, nouvelle Galle du sud, Victoria, Australie du sud, territoire de la capital, Tasmanie et Queensland) symbolisé par une rose des vents sur son drapeau. Bien qu’elle est un gouvernement à elle, elle reconnaît la reine d’Angleterre comme souverain. Un récent référendum a demandé aux australiens si ils voulaient s’émanciper. La réponse fut Non.

Maintenant que vous en savez plus sur l’Australie, retournons à mon périple. C’est noël et j’ai décidé d’aller le passer dans les blue montains à l’ouest de Sydney. Beaucoup de marche dans ces superbe forêt d’eucalyptus et une séance de cannyoning pleine de rebondissement.


Les backpacks de Sydney sont complet je décide donc d’aller passer le nouvel an sur Melbourne. J’ai été un peu deçu par la fête mais le feu d’artifice fut magnifique ! De même la ville de Melbourne est vraiment très agréable. J’ai passé là-bas une très bonne semaine à découvrir la ville de jour comme de nuit. J’ai même eu l’occasion d’assister à un match de criquet (Oz vs afrique du sud) … je ne ferai aucun commentaire dessus !
Après le nouvel an Melbourne fut la base de départ de mon 1er Road trip le long de la « great Ocean road » (GOR) jusqu’à Adelaide avec un tit détour par Kangaroo Island. 3 français dans une ford fiesta, ce fut épique surtout quand on a décidé d’embarquer une 4e comparse au 2e jour. Les fameux road trip, éléments indispensable à tout bon WHV (Working Holidays Visa). j’ai pu découvrir les premières impressions de la démesure des paysages Australiens et du Bush si réputé qui ne semble jamais finir. Et encore, j’étais loin de m’imaginer ce que j’allais voir quelques mois plus tard !


La GOR, c’est sympa mais touristique, surtout que j’y suis allé pendant la pleine saison. Certains passage me font penser à la Bretagne ou la Normandie au vue des falaises découpées qui se jettent dans la mer. Kangaroo Island, c’est un peu moins touristique, en général c’est des tours operators en partance d’Adélaide qui la font visiter. Et ça se comprend quand on voit le prix du Ferry pour la voiture, de l’ordre de 200 $ aller !! Enfin, les paysages de l’ile et surtout sa faune en valent la peine. C’est ici que j’ai pu cotoyer de près les kangourous, Wallabys et autres koalas. Même de tout petits pingouins !
Arrivé à Adélaide, j’ai du faire face à un autre problème, l’argent. Et oui, on était au environ du 14 janvier soit 2 mois que j’étais en Australie et je n’avais jamais trop fait attention à mon budget. A Adélaide à la vue de mes finances, il devenait urgent que je trouve un boulot ! Je me dirigeais donc vers Mildura afin d’essayer d’utiliser la partie Travail de mon Visa. Le Hic c’est que plein de monde avait eu la même idée que moi ! Normalement réputé pour son raisin, Mildura traversée une sécheresse plus prononcée que d’habitude, et donc les cultures en ont souffert. D’ou moins de boulot pour les saisonniers comme moi et voilà les ennuis commencent.

Le bus en provenance d’Adélaide m’a déposé à 10km du centre de la ville avec mon sac d’environs 18kg, plus de 40° à l’ombre, la nuit qui approchait et aucune idée d’ou dormir ! C’est dans cette situation qu’on se dit que parfois prévoir un peu c’est mieux ! Qu’importe, je marche tranquillement jusqu’au centre, non sans me tromper de route, et j’essai de me trouver un backpack ou passer la nuit. Apres 2 essais infructueux, trempé de sueur, j’étais prêt à dormir n’importe ou ! J’essaie un dernier et coup de chance, il leur reste un lit mais que pour la nuit, c’est pas grave je prend. Je venais d’arriver au Mildura International Backpacker et j’allais y rester 2 mois et demi.

L’Australie a l’habitude des voyageurs comme moi (appelé backpackers, oui, comme les auberges de jeunesse !) et on développé un système pour leur trouver du travail plutot performant. Dans les petites villes comme Mildura, c’est le backpack qui cherche pour les backpackers (si vous comprenez c’est que vous avez bien suivi !), on appelle ça un Working backpacker. Il met meme a votre disposition au mieux des vehicules pour vous rendre sur les fermes, au pire un service de ramassage collectif. Et ça quand on comprend rien à l’anglais des fermiers australiens et qu’on a pas de voitures, c’est une bénédiction !

Bref, après des débuts plutot chaotique dus à la sécheresse j’ai commencé à trouver ma routine quant au ramassage du raisins. Après 1 mois à le ramasser j’étais même devenu un pro ! Et sachant qu’on est payé à la pièce, plus on ramasse rapidement mieux c’est ! Le temps passe vite avec des journée de 10h sous un soleil de plomb, mais pendant ces deux mois j’ai pu apprécier une autre ambiance : celle des « working backpacker » !

Dans mon WB (working backpacker), il y avait environ 40 personnes réparties dans 15 chambres avec en moyenne 2 personnes par chambre. On est loin des dortoirs à 8 de certains autres backpacks de ville. Une autre différence, ici, tout le monde cherche à travailler car tout le monde est un peu à cours. Et comme le travail n’est pas toujours légion, ça donne beaucoup de temps pour discuter et découvrir les précédents voyages et bons plans de chacun. En général on trouve une table de ping pong, un billard ou autre pour se distraire, mais c’est la seule occupation, avec peut etre la télé, qu’on trouvera. Les WB se trouvant majoritairement au milieu de nul part, on a vite fait le tour. Quand on bosse c’est pas un probleme vu qu’on part tot le matin et qu’on rentre le soir. Mais, dès qu’on fait rien plus d’un jour, l’ennui pointe son nez … surtout quand il fait 45° à l’ombre, on en fait encore moins !

Heureusement qu’avec un peu d’imagination, on s’occupe toujours ! Entre discussion sur le beau temps ou les voyages, jeu à la con pour boire (oui, en general, y a toujours un groupe qui boit le soir), lecture de livre laissé par d’autres backpackers et activité cuisine, on arrive à survivre. Le piège, c’est qu’on se sente trop bien et qu’on abuse des bonnes choses et donc qu’on dépense nos maigres payes avec les petites soirées ou la biere coule à flot. Car quoi qu’on en dise l’alcool est un sacré budget ! Heureusement le Gunn est là !!

Mais qu’est ce que le Gunn ? Ah, tous les backpacker en Oz connaissent le Gunn, c’est un genre de vin dégoutant mais pas chère qui fait passer notre villageoise pour un grand cru. C’est la boisson du backpacker par excellence car bien moins chère que la biere.

Finalement, je m’en suis sorti de ce trou ! Je suis retourné à Melbourne pour m’envoler vers Perth. Perth est la Capital du Western Australia (WA). Pour info, Perth est à environ 4000km de Sydney, oui, quasiment à l’opposé. C’est assez petit pour une grande ville mais néanmoins conviviale.
Ca vaut pas l’ambiance de Sydney ou Melbourne, mais ça a son charme.

Je ne suis pas resté longtemps en ville et j’ai pris rapidement le bateau pour Rottnest Island. Non loin de Perth, on peut y trouver une étrange bestiole croisement entre un rat et un Wallaby, mais aussi une page d’histoire car elle fut par le passé une prison naturelle ou les anglais mettaient les Aborigenes.

Rentré sur le continent, j’ai rejoins quelques amis backpackers pour un mini road trip vers un lieu nommé Wave Rock. Impressionnante vague de pierre sculpté par l’érosion. Mais me revoilà déjà avec peu d’argent et je decide de me rendre dans un nouveau lieu pour travailler plutot que d’attendre le dernier moment comme la dernière fois.

Ainsi, fin Avril, je débarque à Carnarvon. Ah … Carnarvon c’est plus d’un tier de mon séjour en Oz. C’est une ville paumé au milieu de la cote ouest réputé pour ses plantations qui cherchent toujours de la main d’oeuvre. Ca c’est le théorique, car sur le terrain, il faut avoir de la chance pour trouver un boulot compte tenu du nombre de backpackers qui démarchent chaque jours les fermes. Ainsi, j’ai mis un peu de temps à trouver la perle rare et j’ai vu mes économies tomber bien bas … Si bas que j’ai hésiter à m’engager dans une campagne de pêche de 3 semaines. Mais au dernier moment, j’ai trouvé et j’ai pu recommencer à économiser … peu à peu.

C’est dans ces WB que j’ai fait beaucoup de mes plus belles rencontres en Oz. Forcément voir les gens sur des durées de plusieurs mois et avec de bonnes soirées, les liens se nouent vites. Et le truc intéressant à Carnarvon, quand il n’y avait pas de boulot, on pouvait toujours aller pecher ! Et moi, la peche j’aime ça ! J’aime tellement que je resterai certainement à vie avec un bout de l’épine dorsale d’un poisson dans le doigt !

C’est aussi là que j’ai fait des expéditions dans le bush vers des parcs  nationaux perdus au fin fond de piste chaotiques. Mais quels paysages !! Rien ne vaut une soirée autour d’un feu de camp à refaire le monde avec des touristes, des backpackers et quelques aussie qui passaient par là. Je suis également allé nager avec ces gigantesques poissons que sont les requins baleines ou pêcher au large grace à un fermier altruiste.

La tête pleine de souvenirs, je quitte debut aout Carnarvon pour Broome dans le nord-ouest, aux portes du Kimberley. J’ai rendez vous avec 4 autres backpackers pour un Road trip mémorable aux travers du Kimberley jusqu’à Darwin. Routes en terre défoncé, paysages grandioses, parcs nationaux  superbes et découvertes en tout genre tout fut au rendez vous !

Fin de la première partie

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Article rédigé par Jérémy